Auteur : Christian Gerondeau.
Éditeur : Éditions du Toucan, 2021.
Genre : Essai, critique de l’idéologie écologique contemporaine.
ISBN : 9782810010929
RÉSUMÉ GÉNÉRAL DE L’OUVRAGE :
Christian Gerondeau développe une thèse critique et sceptique vis-à-vis du discours dominant sur le changement climatique et sur l'écologie. L'auteur se présente comme un expert ayant une longue carrière dans des domaines liés aux transports et à l'énergie. Il soutient que de nombreuses affirmations concernant l'urgence climatique et la nécessité de la transition énergétique sont infondées, exagérées ou basées sur des interprétations erronées de données scientifiques. Il dénonce ce qu'il appelle une "religion écologiste" qui, selon lui, s'apparente à un dogme et conduit à des politiques inefficaces et coûteuses. Il remet en question le rôle du CO2, l'efficacité de l'hydrogène comme solution énergétique et critique les institutions internationales comme l'ONU et le GIEC, qu'il accuse de propager un pessimisme injustifié. En opposition, il promeut une vision optimiste basée sur l'abondance des énergies fossiles et leur rôle bénéfique dans le développement humain.
La religion écologiste est un essai polémique dans lequel Christian Gérondeau démonte ce qu’il perçoit comme l’idéologie dominante autour du changement climatique et des politiques environnementales contemporaines. L’auteur soutient que la transition énergétique prônée par les institutions internationales et européennes est une utopie fondée sur des mythes, déconnectée de la réalité scientifique et économique.
Le livre se divise en deux grandes parties :
PREMIÈRE PARTIE : DÉCONSTRUCTION DES IDÉES REÇUES
Cette partie démontre les incohérences et les impasses de la politique climatique mondiale.
Christian Gérondeau commence par affirmer que les efforts de réduction du CO2 en France ou en Europe sont insignifiants à l’échelle mondiale. La réduction de 40 % des émissions françaises a 0,25 % d’impact sur les émissions totales. La neutralité carbone en 2050 est une illusion. C’est impossible sans effondrement économique. Il s’agit d’un objectif idéologique et non scientifique.
Selon les constats de l'Agence Internationale de l'Énergie fondés sur les projets en cours, les émissions mondiales de CO2 avoisineront 35 milliards de tonnes en 2030. Si la France atteignait l'objectif fixé aux participants de la Convention, les missions planétaires seraient donc diminuées de 87 millions de tonnes par rapport à 35 milliards, soit moins de 0,25 %.
Il ne reste en définitive que l'Union européenne ou presque pour vouloir sauver la planète au prix de dépenses inutiles de centaines de milliards d'euros. L'Union européenne est aujourd'hui à l'origine de moins de 10 % des émissions planétaires et ne peut rien à un phénomène qui la dépasse, qu'elle le veuille ou non. Les sommes dépensées au nom d'une illusoire sauvegarde du climat et au détriment dramatique de son économie sont purement et simplement des gaspillages.
Il critique l’Accord de Paris, qu’il considère comme un trompe-l’œil qui n’engage à rien de contraignant, surtout pour les pays en développement. Les pays en développement sont et resteront les principaux émetteurs. Les restrictions imposées en Europe n’ont aucun effet sur l’ensemble de la planète. L’Accord de Paris est un désaccord entre pays développés et émergents.
L’auteur remet en question le danger du CO2, affirmant que c’est un gaz bénéfique à la croissance végétale et sans danger réel pour l’environnement ou la santé humaine.
Il défend l’idée que les hydrocarbures sont indispensables au développement des pays pauvres et à la stabilité des sociétés modernes. Les hydrocarbures ont permis la sortie de la pauvreté. Continuer à diaboliser les hydrocarbures est dangereux pour les pays pauvres.
Il s’attaque au mythe de la transition énergétique. Selon lui, les énergies renouvelables sont intermittentes, coûteuses et incapables de remplacer les énergies fossiles de manière significative. L’Europe est seule à croire à une transition énergétique possible via les renouvelables. Les réserves d’hydrocarbures sont loin d’être épuisées. Le développement technique permet de continuer à exploiter ces ressources.
Les renouvelables ne peuvent couvrir qu'une faible part des besoins mondiaux (maximum 10 % selon l’auteur). Le rapport SRREN du GIEC (2011) sur le sujet est jugé fallacieux.
Il exprime également que l’histoire du climat prouve que celui-ci a toujours varié naturellement et que les modèles actuels ne permettent pas de prévoir l'évolution avec fiabilité. Les variations modernes ne sont ni inédites ni dangereuses.
Il y a confusion entre les émissions annuelles (flux) et le CO2 déjà présent (stock). Le CO2 reste longtemps dans l’atmosphère.
Le GIEC dramatise les scénarios en mettant en avant les plus extrêmes. Les modèles sont invérifiables.
Richard Lindzen du Massachusetts Institute of Technology (MIT), un des rares experts du climat, précise que les modèles informatiques oublient tout simplement le rôle joué par le plus important des gaz à effet de serre, la vapeur d'eau. Richard Lindzen fait remarquer que si les affirmations de John Houghton avaient été exactes, le climat aurait dû se réchauffer de 1940 à 1975. La teneur de l'atmosphère en CO2 s'était accrue pendant cette période alors que le climat s'était au contraire refroidi durant 35 ans.
DEUXIÈME PARTIE : HISTOIRE D’UNE IDÉOLOGIE
Dans cette partie, Christian Gerondeau adopte une approche historique et idéologique.
Il fait remonter la naissance de ce qu’il appelle une "religion verte" à Maurice Strong, qu’il décrit comme le Lyssenko de l'écologie. Ce Canadien, ancien dirigeant du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, aurait selon lui instauré au sein de l’ONU une idéologie catastrophiste reposant sur la manipulation.
Il compare l’écologisme contemporain au lyssenkisme soviétique, où des pseudo-vérités seraient imposées au nom de la science alors qu’elles sont politiquement motivées. L’écologisme devient une religion : morale, culpabilisation, rituels. Il existe pourtant en France des dizaines de scientifiques de haut niveau et notamment de nombreux membres de l'Académie des sciences tels que Vincent Courtillot, l'ancien président de l'Institut de Physique du Globe. Ils ont tous été interdits de parole, car ils auraient mis en cause la doxa officielle.
Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) est au cœur des critiques. Il accuse cet organisme d’avoir manipulé les données scientifiques et d’avoir sélectionné uniquement les scénarios les plus alarmistes pour justifier des politiques contraignantes. Le GIEC n'est en rien un groupe d'experts et le mot expert ne figure pas dans sa dénomination en anglais qui seule fait foi : Intergovernmental Panel on Climate Change - IPCC.
À l'époque du rapport de 2011, le président indien Rajendra Pachauri était ingénieur des chemins de fer. Deux de ces trois vice-présidents, le Soudanais Ismail Gizouli et le Coréen Hoesing Lee, étaient respectivement titulaires d'un master en recherche opérationnelle et spécialiste de l'économie et de l'énergie. Aucun des trois ne possédait la moindre qualification climatique et il en était de même pour la quasi-totalité des membres de ce bureau.
Il décrit le fonctionnement du GIEC comme fermé au débat. Seuls les partisans du consensus climatique y sont entendus, tandis que les sceptiques sont exclus et marginalisés. L’émotion supplante la science.
La dernière section propose une réflexion sur la perte de rationalité et appelle la France à retrouver l’esprit cartésien des Lumières, libéré de cette "foi verte".
CONCLUSION DU LIVRE
L'auteur conclut en réitérant son appel à un examen objectif des faits et des chiffres, loin des dogmes de la "religion écologiste". Il plaide pour une approche rationnelle et pragmatique des défis environnementaux, en reconnaissant les bénéfices des énergies fossiles et en ne succombant pas à la panique. Il invite les gouvernements et les institutions à reconsidérer leurs positions, à cesser de diffuser un discours alarmiste et à embrasser une vision optimiste de l'avenir, fondée sur le progrès technologique et l'ingéniosité humaine.
PROTAGONISTES ET FONCTIONS
Christian Gérondeau
Ingénieur de formation et ancien haut fonctionnaire. Il se positionne comme un expert rationnel et factuel, dont la fonction est de déconstruire les "mythes" écologiques et de rétablir une "vérité" basée sur les données scientifiques et économiques. Il est le principal acteur intellectuel de l'ouvrage.
L'écologie
Présentée comme une idéologie dogmatique et parfois irrationnelle, son rôle est de propager une vision catastrophiste de l'avenir et de justifier des politiques restrictives. L'auteur la qualifie de "religion" pour souligner son caractère de croyance plutôt que de science.
Le CO₂
L'auteur conteste son rôle central dans le réchauffement climatique et soutient qu'il est, au contraire, "bon pour la planète", contribuant à la croissance végétale. Sa fonction, dans le discours dominant, est d'être le principal coupable désigné du changement climatique.
Maurice Strong
Présenté comme l’idéologue fondateur du catastrophisme climatique. Ancien secrétaire général adjoint de l’ONU et dirigeant du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Il est accusé par l’auteur d’avoir introduit et propagé une vision mystique et culpabilisatrice de l’homme face à la planète.
Antonio Guterres
Secrétaire général de l’ONU, présenté comme un successeur de Maurice Strong dans la propagation du discours catastrophiste. Citations directes à l’appui, Christian Gerondeau montre comment il emploie un vocabulaire dramatique pour parler du climat.
Greta Thunberg
Symbole médiatique de la jeunesse militante écologique. Christian Gerondeau la cite pour montrer l’impact émotionnel et moral du discours dominant, tout en critiquant son manque de fondement scientifique.
Le GIEC (IPCC en anglais)
L'auteur le critique comme un organisme politique, non scientifique, dont la fonction est de produire des rapports biaisés pour soutenir une narrative alarmiste sur le climat.
Les ONG écologistes (Greenpeace, WWF, etc.)
Elles sont présentées comme militantes et influentes, elles auraient, selon l’auteur, infiltré les institutions internationales. Il les accuse d’avoir verrouillé le débat et d’imposer une pensée unique.

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