02 juillet 2008

Chypre - Juin 2008

Cette année direction l'île de Chypre avec un forfait séjour d'une semaine pris au dernier moment puisque l'on ne devait pas partir en vacances.

À peine sorti de l'avion à Larnaca, vous comprenez qu'il fait très chaud sur l'île, 28°C à 21h. Toute la semaine, nous avons eu une température moyenne de 37°C.

Nous avons séjourné au Pernera Beach Hôtel près de Protaras (Vue satellite). Hôtel propre avec des chambres correctes, mais une isolation phonique qui est à revoir pour les chambres communicantes. De plus, heureusement que l'on n'était pas venu pour se reposer puisque l'on avait le petit chapiteau où se passent les animations du soir devant notre balcon. La nourriture était trop internationale et la plage municipale n'était pas très propre. Malgré ça, nous n'avons pas regretté notre choix...

Il est temps de parler de l'île. C'est une île hyper touristique où on y roule à gauche avec de beaux monuments religieux dont le Hala Sultan Tekke. Nous avons loué une voiture et visité le massif de Troodos, Limassol, Nicosie (Lefkosia), Larnaca et la partie Est chypriote de l'île, Dherinia (ligne verte), Parlimni, Sotira, etc.

Il est difficile de se faire une idée de l'île en une semaine, mais grosso modo :

Le massif de Troodos est à visiter et dans l'ensemble préservé. Le massif est verdoyant ce qui contraste avec les plaines arides. La ville de Troodos est minuscule avec des bars et quelques commerces de souvenirs. Nous sommes allés au Mont Olympe, mais une base militaire empêche de prendre des photos comme on le voudrait. On a profité de la fraicheur (28°C !!!) de la montagne pour se faire un Mezze à la taverne "To Anoï" à Platres. Vous pouvez y aller les yeux fermés, assiettes bien garnies et de bonne qualité, le tout à prix raisonnables.

Pratiquement tout le littoral est colonisé par les hôtels mis à part le Cap Greko qui reste sauvage où se trouve Konnos beach, une plage sympathique, mais très fréquentée. Une autre plage sympa que l'on a trouvé par hasard se trouve vers Ayia Tekla. Cette plage offre un genre de bassin naturel avec une eau peu profonde et très chaude.

Au niveau des villes, Limassol a un beau front de mer avec une allée de palmiers un peu comme sur Larnaca. L'intérieur de la ville n'est pas extraordinaire. À Larnaca, il ne faut pas manquer l'église Ayios Lazaros près du fort turc et de la mosquée Djabi Kabir. Extérieurement et intérieurement, c'est un très beau monument religieux. Vous pouvez y rentrer si vous êtes bien habillés ce qui n'était pas notre cas donc par respect, nous sommes restés à la porte de l'église.

On ne pouvait pas partir de Chypre sans avoir visité la dernière capitale divisée en deux, Nicosie ou Lefkosia. Inutile de perdre votre temps à chercher une place gratuite, les parkings ne sont pas chers, 2.05€ pour quatre heures. La ville peut se faire à pied sans aucun problème sauf peut être la chaleur. Le jour où l'on a visité la ville, il faisait 48°C en plein soleil. Nous avons visité les deux côtés de la capitale et ce qui nous a le plus surpris est le contraste en passant juste un check-point. Du côté grec, vous avez une vision de "modernité" et du côté turc, vous faites un retour vers le passé. Vous voyez des installations électriques, des voitures, etc d'un autre temps. On ne vous cache que l'on a préféré le côté turc qui offre une vision moins aseptisée de la ville, d'ailleurs c'est de ce côté où l'on a passé le plus de temps. On a suivi le circuit "Nicosia trail", c'est un prospectus fournit au check-point et par moment, on a fait quelques "incursions" dans les rues pour essayer de voir la "vraie vie". Vous comprenez vite que d'un côté, il y a de l'argent et de l'autre beaucoup moins.

BILAN

Île hyper touristique.

Île idéale pour le soleil et la chaleur.

Beaux monuments religieux.

Chypriotes sympathiques.

Fonds marins sympa sur les endroits rocheux.




Bon voyage...

10 mai 2008

12e Rassemblement International d'Hydravions

Samedi 03 mai, je suis allé faire un tour au 12ᵉ RIH de Biscarrosse. C'est la première fois que j'y allais et franchement, je n'ai pas regretté mon réveil matinal !!! Il y a eu beaucoup de visiteurs dès l'ouverture, certainement grâce à une météo très agréable, de plus on a eu le droit à quelques démonstrations improvisées de la part du Tango Bleu, d'un alpha jet et de quelques hydravions.

Je ne suis pas un grand connaisseur, mais j'ai pu découvrir des drôles de machines volantes dans lesquelles nous pouvions effectuer un baptême de l'air. Les baptêmes de l'air ont eu un succès fou au vu de la file d'attente.

En plus des activités extérieures, un simulateur A320 conçu pour "s'éclater" en réseau avec Flight Simulator était présent.

De cette journée restera le spectacle des "wing walkers" qui m'a impressionné. J'ai eu l'impression quelques instants de voir un spectacle des années 1920 aux États-Unis en regardant ces demoiselles accrochées et ballottées sur les ailes des vieux Boeing.



27 avril 2008

Ferroviaire : Encore une catastrophe évitée...

Le fret ferroviaire est tout juste libéralisé et voilà que les incidents graves s'enchainent les uns après les autres. Le dernier en date, un train de fret Veolia, opérateur privé, qui passe la gare de Montauban sans pouvoir s'arrêter suite à une anomalie de freinage. Sans la réactivité d'un ou de plusieurs agent(s) circulation(s), une catastrophe aurait pu se produire... Malheureusement, Véolia n'est pas à son premier incident grave, mais celui-ci est enfin dévoilé à la presse. Imaginez s'il y avait eu une rame à quai avec des voyageurs, tout simplement effroyable...

Bien entendu, l'opérateur historique n'est pas parfait et il n'est pas à l'abri d'un incident grave. Mais si on fait un rapport nombres de trains/incidents, les opérateurs privés pulvérisent les statistiques.

Une campagne médiatique permanente de dénigrement est effectuée sur la qualité des chemins de fer français, mais on oublie souvent de dire que l'opérateur historique français fait partie des meilleurs mondiaux pour sa sécurité, pour sa qualité des infrastructures et sa régularité. Sous la pression de quelques lobbys et d'une Europe qui prône la concurrence dans tous les domaines, le train risque de prendre un mauvais virage ... à l'anglaise.

Connaissant le monde ferroviaire, j'ai bien peur que les opérateurs privés, libéraux, clients, etc. n'ont pas bien compris que faire circuler un train, ce n'est pas faire circuler une voiture ou un camion comme j'ai lu sur certains forums. Le conducteur de ligne SNCF n'est pas un simple "pousse manettes", c'est une personne qui a effectué un an de formation réglementaire et technique intensive. Comme l'aérien, le ferroviaire est très réglementé, ce qui peut paraitre parfois déroutant pour le voyageur lambda qui ne connait pas les coulisses de ce monde ferroviaire. Il est important de savoir que la réglementation s'est améliorée au fur et à mesure des retours d'expériences suite aux incidents ou accidents graves.

Il faut espérer que ces opérateurs privés soient remis très rapidement "dans le droit chemin" parce qu'en 2010, c'est le trafic voyageur qui est ouvert à la concurrence. Ce n'est pas le tout d'avoir des billets moins chers même si je ne crois pas à cet argument, la sécurité n'a pas de prix comme on a l'habitude de dire !

12 janvier 2008

Travailler plus : pour qui, pour quoi ?

Encore un article très intéressant qui permet d'ouvrir les yeux et de mettre à mal la propagande Sarkozyste...

Après avoir été un slogan de campagne électorale, c'est devenu le tube de la rentrée: il faut tra-vail-ler-plus. Pour augmenter le pouvoir d'achat, pour sortir de la pauvreté, pour financer les retraites... Eh bien non, justement, pour les retraites, ça ne marche pas. C'est ce que montre le bilan de la loi de 2003 que vient de dresser le Conseil d'orientation des retraites (COR). L'allongement de la durée de cotisation était censé financer les retraites, c'est-à-dire permettre, dans la novlangue libérale, de maintenir le niveau des pensions en cotisant plus longtemps. Mais les salariés partent toujours aussi tôt. Et pour cause: 60% d'entre eux ne sont plus dans l'emploi quand ils atteignent 60 ans. Difficile de travailler plus quand on n'a pas de boulot. Bref, allonger la durée de cotisation est une façon déguisée de baisser le niveau des pensions.

Plus profondément, c'est la logique implicite de ce raisonnement qui est perverse. Le débat sur les retraites permet précisément de prendre le recul nécessaire pour sortir de cette équation sommaire selon laquelle on gagne a priori plus en travaillant trois heures que deux. Que disent les scénarios officiels que personne ne conteste ? Compte tenu des gains de productivité, il faudra travailler environ deux fois moins dans quarante ans pour produire autant qu'aujourd'hui. On pourrait donc diminuer la durée du travail par deux ou travailler six mois dans l'année au lieu de douze: n'est-ce pas une bonne nouvelle ? Bien sûr, il faudra financer les retraites. Pour cela, il faudrait travailler environ un mois et demi de plus. C'est beaucoup. Mais à ce prix-là, on pourrait revenir sur les réformes dévastatrices de ces quinze dernières années, qui programment un appauvrissement considérable des retraités.

Faut-il travailler encore davantage ? Cela demande réflexion. Travailler encore plus, peut-être. Mais pour qui et pour quoi ? Travailler plus pour sortir les pauvres de la misère ? C'est un objectif sur lequel on peut s'entendre. Et d'ailleurs, cela ne coûte pas si cher: avec une à deux semaines de travail supplémentaires, on peut y parvenir. On arriverait donc, en finançant les retraites, à travailler environ huit mois dans l'année. Faut-il travailler encore plus pour faire monter les cours de Bourse, pour doubler des salaires de dirigeants déjà exorbitants ou pour que chaque salarié puisse s'offrir une Rolex ? Pas sûr que cela en vaille vraiment la peine. Voilà, en tout cas, un débat d'après campagne qui pourrait revigorer notre démocratie.

Pierre Concialdi, économiste à l'Ires.
Alternatives Économiques de janvier 2008

11 janvier 2008

Deuxième Vidéo

Après une période assez longue de brouillard intense sur la gironde, j'ai décidé de faire une autre vidéo. Cette fois-ci, c'est une approche CATIIIa sur Bordeaux-Mérignac du vol AF5457ZF opéré par Régional. L'atterrissage se fait piste 23 et les communications sont réelles.

Bon visionnage...


20 octobre 2007

37.5 torchons ou bien 40 serviettes

Voici un texte de Claude Danthony, maître de conférences de mathématiques, École normale supérieure de Lyon. Encore un texte très instructif qui plombe la démagogie qui règne en ce moment sur les retraites...

Un grand battage médiatique ne cesse actuellement d'opérer une comparaison entre le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein, avec 37,5 dans le public et 40 dans le privé et de déduire de ces deux chiffres que c'est inéquitable. Mais personne ne pense à préciser que le même mot « annuité » correspond à des réalités tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n'a guère de sens : Autant donc ajouter des torchons et des serviettes !



Démonstration : Nous avons tous appris à l'école qu'on n'ajoute pas des choux et des carottes ou des torchons et des serviettes. Tout comptable sait que des comparaisons ne sont valables que si elles sont effectuées " à structure comparable ". En tant que scientifique, j'ai le devoir, lorsque je compare deux données chiffrées, de commencer par vérifier qu'elles correspondent à la même réalité, par exemple elles sont exprimées dans la même unité. Sinon, on peut faire dire absolument n'importe quoi aux chiffres.

Le mot " annuité " correspond en fait à un nombre issu de calculs totalement différents dans les deux régimes. En gros :
  • Dans le public, le nombre d'annuités correspond au temps où l'on occupe effectivement un emploi, au prorata du temps de travail (ainsi, 1 an de travail à mi-temps donne une demi-annuité, 1 an à 80% donne 0,8 annuité, etc.).
  • Dans le privé, c'est bien plus compliqué. Cela dépend d'abord des sommes perçues : On valide, pour chaque année civile, un nombre de trimestres correspondant au salaire soumis à cotisations dans l'année. C'est ainsi, pour prendre un exemple, qu'un cadre qui a travaillé 3 mois dans une année civile obtiendra une annuité entière (alors qu'un smicard qui a travaillé 3 mois n'obtiendra lui que 0,5 annuité : est-ce bien équitable ?). De même, un an de travail à mi-temps compte pour une annuité complète. On rajoute ensuite certaines périodes non travaillées : chômage (en partie), congé parental (sous conditions), etc.
A cela s'ajoutent des bonifications qui diffèrent totalement entre les deux régimes, dont la bonification pour enfant accordée aux mères (2 ans dans le privé, 1 dans le public)(1).

En résumé il est parfois plus " facile " d'obtenir des annuités dans le privé que dans le public.

Voilà un exemple qui montre bien les limites de cette comparaison. Puisque les médias se sont fait l'écho de certains avantages (oubliant les inconvénients) des femmes fonctionnaires mères de 3 enfants, prenons l'exemple d'une mère de 3 enfants qui décide de travailler 8 ans à mi-temps pour les élever :
  • Si elle est dans le privé, elle aura une bonification de 6 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour huit annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (40 annuités), il lui faudra donc obtenir 40-8-6, soit 26 annuités supplémentaires.
  • Si elle est fonctionnaire, la bonification sera de 3 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour 4 annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (37,5 annuités), il lui faudra travailler effectivement 30,5 années à plein temps.
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(1) Vous pensez peut-être que ce projet, qui se veut équitable, va revenir sur cette différence ? Détrompez-vous : s'il instaure une validation des périodes de congé parental, le projet supprime purement et simplement la bonification d'un an des femmes fonctionnaires, pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 ! Mais la suite parait claire : s'il passe, vous entendrez dans quelques années à la télévision : " Dans le privé il y a une bonification de 2 ans par enfant qui n'existe pas pour les fonctionnaires, c'est inéquitable ". Et on supprimera la bonification des mamans du privé !
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EST-CE BIEN ÉQUITABLE ?

Tout cela pour dire que comparer le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein dans les deux régimes et en déduire que ce serait inéquitable car 37,5 est inférieur à 40 n'a aucun sens et relève de l'imposture. D'autant plus que la notion de " retraite à taux plein " n'a strictement rien à voir entre les deux régimes et qu'on ne tient pas compte des retraites complémentaires du privé !

Un jour où j'avais pris un énarque en flagrant délit de comparaison de chiffres incomparables, il m'avait répondu : " D'accord, mais vous, vous vous intéressez au sujet. Pour les gens, il faut des idées simples !". Je ne voudrais pas que l'opinion publique soit convaincue que les fonctionnaires seraient des privilégiés du simple fait que les médias colportent une idée aussi simple qu'inexacte.

II n'empêche que cette stratégie de dresser le privé contre le public, sur la base d'une " idée simple " permet de faire passer au second plan certaines réalités.

Elle permet d'oublier que la réforme Balladur de 93, en augmentant la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (là on peut comparer les données puisque c'est le même régime), mais surtout par l'introduction de la décote et l'allongement de la période de référence, a déjà diminué et surtout va encore dégrader fortement les retraites du privé. Elle permet de faire passer au second plan que la réforme ne concerne pas les seuls fonctionnaires, puisque l'on va passer pour tous, de 40 annuités en 2008 à environ 42 en 2020. C'est faire oublier un des principes de ce projet de loi, qui me pose personnellement problème.

Alors que depuis le dix-neuvième siècle, l'augmentation de la richesse de la France (et des pays riches) est allée de pair avec une diminution phénoménale de la part de sa vie qu'une personne consacre à travailler, le projet revient sur l'histoire, en décidant que désormais, sur une vie, la proportion du temps consacrée au travail ne devra plus diminuer. J'entends d'ailleurs tous les jours dans les médias des personnes me dire sur un ton docte et péremptoire: " il faut que les français comprennent qu'il faut travailler plus ". Soit, ils ont peut-être raison. Mais dans la mesure où une telle affirmation est contraire à ce qui s'est passé dans les 150 dernières années, je considère, en tant que scientifique, qu'ils doivent justifier leurs affirmations. Or je n'ai jamais entendu personne me donner un véritable argument selon lequel nous serions vraiment aujourd'hui dans une situation nouvelle justifiant une inversion du phénomène historique, c'est-à-dire une augmentation du temps de travail.

Elle permet de faire oublier que ce projet est un choix politique de faire supporter aux seuls salariés actuels (pas aux employeurs ou à l'impôt) le coût de l'augmentation de l'espérance de vie, en justifiant cela par une nouvelle " idée simple " : On nous répète qu'il n'y aurait pas d'autre choix, ce qui est bien sûr faux.

Surtout, cela permet d'occulter le fait que les inégalités au sein du privé sont bien plus criantes qu'entre le privé et le public. Dans le privé, tout va dépendre de la convention collective, de la taille de l'entreprise ou encore du temps partiel subi ou choisi. Vaut-il mieux être employé à temps partiel subi d'une PME du nettoyage ou à temps plein d'une grande entreprise, avec un accord 35 heures, un CE et une convention collective très favorables ?

29 septembre 2007

Régimes spéciaux : la réalité contre les idées reçues

(Article du quotidien "Le Monde" - 18/09/2007)

Il y a quelque chose de paradoxal à soutenir, comme tous les "bien-pensants", que la pénibilité du travail doit devenir la base du calcul de la durée des cotisations, et à condamner dans le même temps les régimes spéciaux de retraite qui sont l'incarnation de ce principe. Dans les régimes spéciaux, qui concernent moins de 5 % des salariés, la durée de cotisation donnant accès à une retraite à taux plein est encore de 37,5 annuités, le taux de cotisation salariale est en général plus faible, mais le taux de remplacement est moins avantageux que dans le régime général.

Le régime spécial des cheminots, plus que celui des parlementaires, est la cible la plus visible du Premier ministre. Le taux de remplacement de la pension d'un non-cadre est pourtant de 61 % du salaire chez les cheminots, inférieur au taux de 71 % du régime général.

À la SNCF, bien que le calcul de la pension s'opère sur les six derniers mois, contre les vingt-cinq meilleures années dans le secteur privé, ce taux de remplacement inférieur est dû au fait que les pensions des cheminots sont calculées à hauteur de 88 % de leur rémunération alors que le salaire intégral est la base de calcul dans le secteur privé.

D'autre part, l'âge de départ à la retraite est fixé à 50 ans chez les agents de conduite (et 55 ans chez les sédentaires). Aucun cheminot ayant débuté à 18 ans ne parvient donc à cotiser 37,5 années pour toucher une retraite à taux plein. Contrairement à d'autres régimes spéciaux, le taux de cotisation salariale non cadre est même plus important que dans le régime général ; il est de 7,85 %, contre 6,55 % pour le régime général. Le taux de cotisations patronales, de 26,4 %, est plus important que celui du régime général, de 8,2 %.

Le principal problème d'un régime spécial de ce type tient dans la faiblesse du rapport entre actifs et inactifs. À la SNCF, un actif finance deux retraités. Les projections du Conseil d'orientation des retraites indiquent cependant que d'ici à 2040, le ratio pourrait être de un pour un (en raison de la baisse du nombre de pensionnés) et que l'équilibre financier serait assuré dès 2020.

D'ici là, les cotisations ne suffiront pas à couvrir le financement du régime. Les syndicats accepteraient vraisemblablement de négocier une augmentation du taux de cotisation salariale, mais les cotisations sociales représentent seulement 38 % du financement du régime. La compensation opérée par le régime général représente 11 % et l'État finance les 50 % restants.

À cet égard, abolir ce régime spécial ne réglerait pas pour autant le problème. Cela reviendrait à transférer vers le régime général la charge de financement des retraités de la SNCF. Il faudrait alors demander aux agents de la SNCF de cotiser plus longtemps. Mais ce serait aller à l'encontre de la prise en compte de la pénibilité du travail dans la définition des durées de cotisation. C'est oublier d'autre part que les retraites ont été un moyen de moderniser l'entreprise sans licencier.

DRAMATISATION À OUTRANCE

De nombreux métiers, tels que les gardes-barrières, ont disparu, des gares et des lignes ont été fermées, et les gains de productivité recherchés avec l'informatisation et l'automatisation des guichets se sont traduits par des suppressions de postes, invisibles dès lors qu'ils prennent la forme de départs à la retraite autour de 54,1 ans en moyenne. L'allongement de la durée de cotisation n'y changerait rien.

Dans le secteur privé, l'âge moyen de départ à la retraite est resté à 57,5 ans, malgré la réforme Balladur, car les entreprises remercient leurs seniors pour réduire leurs coûts salariaux (les seniors ont des salaires plus élevés et une productivité présumée plus faible que les nouveaux entrants...). Dans ces conditions, à la SNCF, où les efforts de productivité et de minimisation des coûts sont aussi de mise, l'allongement de la durée de cotisation reviendrait, comme dans le secteur privé, à écarter un nombre croissant d'agents âgés du bénéfice d'une retraite à taux plein, dont le montant a déjà été raboté par la modification de sa base de calcul.

Si la durée de cotisation était portée à 40 annuités, la pension moyenne d'un cheminot que la SNCF ferait partir entre 50 et 55 ans serait réduite de 10 % !

La dramatisation à outrance du dossier des régimes spéciaux, jouée par François Fillon, pourrait provoquer un conflit hautement symbolique, digne de celui par lequel Margaret Thatcher vint à bout de la grève des mineurs. Leur défaite avait ouvert la voie à dix ans de néoconservatisme, auxquels succéda le blairisme, en guise d'alternance...

On ne s'étonnera aucunement que certains "modernisateurs de logiciel socialiste" n'aient "aucun tabou" à accepter l'alignement des régimes spéciaux sur le régime général hérité des réformes réalisées par Balladur puis Fillon en 1993 et 2003, imposant aux salariés de cotiser plus pour gagner moins. Le Medef en profite déjà pour réclamer un recul de l'âge de la retraite pour tous les salariés.

Liêm Hoang-Ngoc

23 septembre 2007

Régimes spéciaux, faux coupables

Après le passage de Sarkozy à la télévision, je ne peux pas m'empêcher d'écrire. Encore une fois, il a été très fort dans la communication. Quelle mauvaise foi à propos des régimes spéciaux et de la Sécurité sociale. À écouter ses propos, ce sont des privilégiés !!! Certes, ils ont un "avantage", le départ après 37.5 ans de cotisation, mais ça s'arrête là, surtout qu'ils le payent (voir tableau)... Par contre, pas un mot sur les députés. Voici quelques infos trouvées sur un des régimes spéciaux, les cheminots :


Régime général

Régime SNCF

L'âge moyen de départ à la retraite

57.6 ans

55.1 ans

Taux moyen de la pension

73%

63%

Montant moyen de la pension

1590 €

1494 €

Montant des cotisations retraite

29%

41%

Montant de la pension de réversion

75%

50%

Bonification en temps par enfant

2 ans

Rien

Possibilité de préretraite

OUI

Financement UNEDIC / FNE

OUI

Financement SNCF

Retraite Complémentaire

OUI

NON

Répartition de la contribution généralisée :

- SNCF 0.21 %

- Artisans 7.05 %

- Commerçants 14.38 %

- Agriculteurs de 69.39 %

En plus de ses informations, voici un extrait de l'article "la réalité contre les idées reçues" du quotidien "Le Monde" (18/09/2007) :

L'exemple de la retraite des cheminots témoigne que leur situation est loin d'être si avantageuse. Il y a quelque chose de paradoxal à soutenir, comme tous les « bien-pensants », que la pénibilité du travail doit devenir la base du calcul de la durée des cotisations, et à condamner dans le même temps les régimes spéciaux de retraite qui sont l'incarnation de ce principe. Dans les régimes spéciaux, qui concernent moins de 5 % des salariés, la durée de cotisation donnant accès à une retraite à taux plein est encore de 37,5 annuités, le taux de cotisation salariale est en général plus faible, mais le taux de remplacement est moins avantageux que dans le régime général.

Lisez l'article en entier, très instructif...

Un peu plus, je sortais le mouchoir à écouter notre président... Mais pas un mot sur les revenus exonérés de cotisations sociales (Stock-options, etc.). De l'argent, il y en a, mais il va falloir appliquer la rupture tant appréciée par Sarkozy. Bien sûr, taxer n'est pas la seule solution, le contrôle des dépenses, dans tous les sens du terme, est très important.

Comme d'habitude, l'équité va s'obtenir par la régression sous prétexte qu'il n'y a plus d'argent. Nos anciens doivent se retourner dans leurs tombes !

30 juin 2007

La Corse

Cette année direction la Corse pour 18 jours avec Corsica Ferries. Ile moins éloignée que les Petites Antilles, mais le temps de trajet est plus long de la maison.

Pendant ce séjour, nous avons loué à trois endroits pour permettre une visite de l'île sans trop à avoir à conduire.

En premier, nous avons dormi à Sagone (hôtel A Rena d'Oru) ce qui a permis de découvrir les calanches de Piana dit "calanques de Piana" et le Golfe de Porto. Chouette des calanques !!! Préparation du sac de plage et on va se baigner après la visite du site... Vous souriez, eh bien, nous aussi, parce que ce sont bien des calanches. N'espérez pas descendre dans l'eau depuis la route !!!!

Nous avons continué vers le col de la Croix (Alt 260m). De cet endroit, on peut rejoindre à pied la plage de Tuara (00h45) et Girolata (01h45). En prenant notre temps, nous avons mis deux heures aller-retour pour Tuara, prévoyez de l'eau.

Nous vous conseillons le petit resto de plage "le kallisté" à Sagone et ne résistez pas à l'assiette de fromages. Si vous aimez le fromage de caractère, vous allez vous régaler...

L'hôtel "A Rena d'Oru" (Vue satellite) :
  • Chambre propre qui aurait besoin d'une petite rénovation (Déco).
  • Aucune nuisance sonore.
  • Les chambres côté mer offrent une vue très sympa.
  • Sourire crispé de la gérante.

Ensuite, nous sommes allés au sud de l'île pour dormir à Bonifacio à l'hôtel "des étrangers". La ville haute est vraiment superbe... Nous nous sommes baignés dans le Golfe de Santa Manza et Santa Gulia, la plage de Tamariccio vaut réellement le détour. Dommage, l'eau était froide... La partie Porto-Vecchio à Solenzara a été visitée rapidement puisque ça ne nous a pas plu.

Un conseil, fuyez le restaurant "le clipper's" à Bonifacio, restaurant "attrapes-touristes" qui oublie de décongeler ses plats !!!! Nous vous conseillons le restaurant "cantina grill" avec des spécialités corses qui est situé sur le port.

L'hôtel "des étrangers" (Vue satellite) :
  • Hôtel bien situé (près du port).
  • Gérant souriant.
  • Chambre propre et bien décorée.
  • Tarifs raisonnables à la vue des tarifs hôteliers pratiqués sur Bonifacio.
  • Nous avions la chambre N°6 près du couloir qui donne accès aux chambres, grasses matinées impossibles.

Dernière étape et la plus longue (13 jours). Direction à Eccica Suarella, location située près des Gorges de Prunelli et Porticcio. Nous avons visité les Gorges de Prunelli et son barrage, Ajaccio, la presqu'île d'Isolella, les Iles Sanguinaires etc.

Ajaccio, ville colorée qui aurait besoin d'une bonne rénovation, mais ça reste une ville sympa. Par contre, les villages de montagne sont vraiment beaux, petites rues et maisons en granit.

Dans les gorges de Prunelli, nous avons pris le petit train du maquis. Balade très intéressante avec des explications des us et coutumes par un "local". Demandez-lui pourquoi ils n'ont pas de cochons roses, la réponse va vous faire sourire !!!! Explications sur les châtaigniers, autrefois très important pour l'économie corse. Le comble, de nos jours, ils importent de la farine de châtaigne parce que ça ne rapporte pas assez.

BILAN

Dans l'ensemble, nous avons été satisfaits de notre séjour même si on pensait trouver une île encore plus belle. On a tellement entendu "la Corse c'est magnifique" que nous avons été un peu "déçus". Bien entendu, des endroits comme les calanches de Piana, le Golfe de Porto, Bonifacio, le Golfe de Santa Gulia et les Gorges de Prunelli sont magnifiques.

Autre domaine, la charcuterie et le fromage, le tout accompagné d'un vin Corse. Excellent...

Sur l'île, nous avons fait 1670 Km en voiture. Les temps de trajet sont assez longs dû aux routes sinueuses et parfois étroites. Exemple 02h15 pour faire Sagone à Bonifacio. Petit truc sympa, si un corse te suit, le mieux est de se garer pour le laisser doubler parce qu'il roule très vite dans les montagnes. Pour te remercier, il donne un petit coup de klaxon.

Bon voyage...


07 mai 2007

C'est arrivé...

Après des mois de campagne électorale, le couperet est tombé, Nicolas Sarkozy Président de la République française. Je ne vous cache pas notre amertume même si on se doutait du résultat suite au matraquage des sondages.

Je n'arrive pas à comprendre le choix des personnes qui habituellement ne votent pas à droite. Qu'attendent-ils de Sarkozy ? Des fessées, des coups de pied au cul ? Les électeurs ont choisi un projet économique libéral dur de destruction massive au lieu d'un projet d'espoir et de négociations, même si le projet à Ségolène Royal n'était pas la panacée.

Hormis les fidèles de la droite, je pense que de nombreux électeurs se sont laissés "endormir" par les excellents discours démagogiques de Sarkozy sans s'intéresser aux analyses écrites d'experts dans diverses presses objectives. Comment peut-on être d'accord avec une politique du marche ou crève, de creuser davantage l'écart entre les "riches" et les moins "riches", de déréglementer le droit du travail en collaboration avec son frère n°2 du MEDEF et les libertés individuels, que va-t-il en faire ?

Pour finir, je ne peux pas m'empêcher de l'écrire, mais quelle indécence de voir Sarkozy fêter sa victoire au restaurant le Fouquet's. Nous ne sommes pas un paradoxe près venant de sa part... et ce n'est que le début.

12 avril 2007

Présidentielle

Je m'étais dit que je ne parlerais pas politique sur notre blog, mais je craque... Il y en a marre, marre de Nicolas Sarkozy, ce provocateur libérale atlantiste. On le voit partout, toujours en quête de provocation, faisant croire aux français et surtout à la classe populaire et moyenne qu'il s'occupera de nous. En effet, il va s'occuper de nous, Nico la girouette, mais pas comme il peut le faire croire à travers ses discours de gauche. Ne l'oublions pas, c'est un libéral, mais grâce à sa parfaite maitrise de la communication et sa fixation sur l'insécurité et l'immigration, il fait oublier qu'il appliquera une politique équivalente à celle des États-Unis. Comme il a été dit par un parti concurrent, c'est un néo-conservateur américain à passeport français. Je ne suis pas un anti-américain, mais contre cette "way of life" à l'américaine.
Inutile d'argumenter sur ses propositions, des journaux spécialisés le font très bien, mais quand même, je ne peux pas m'empêcher d'écrire quelques lignes :

- Travailler plus pour gagner plus!!! Foutaise, actuellement les patrons préfèrent vous rendre vos heures sup en repos dans le meilleur des cas. Cette proposition coutera à l'état 4.5 milliards d'euros par an avec un gros risque par les patrons de négocier des heures supplémentaires fictives au lieu de hausses salariales.

- Fiscalité
Choix libéral de diminuer l'impôt et surtout d'avantager les SDF (Sans Difficulté Financière) en créant un bouclier fiscal à 50% du revenu. Personnes concernées, 15000 contribuables, le plus souvent très riche.

- Éducation
Étudiants à la fac, prévoyez des heures supplémentaires à Mc Donald ou priez pour naitre dans une famille aisée !!! Sarkozy souhaite augmenter les droits d'inscriptions jusqu'à 5000 euros, c'est juste 30 fois plus...

Ouh, ça va mieux !!! Mais je le soupçonne de préparer un coup médiatique quelques jours avant le premier tour, histoire qu'on ne l'oublie pas lorsqu'il faudra mettre le bulletin dans l'urne. Et pour finir, j'utilise une phrase de notre président Jacquot "Le Libéralisme serait aussi désastreux que le communisme".

09 avril 2007

Première Vidéo

Après plusieurs heures de galère pour comprendre le fonctionnement de base du logiciel de montage vidéo, j'ai enfin terminé ma vidéo.

L'envie m'est venue suite aux enregistrements des communications du vol AF6269YO de la clairance de départ jusqu'au niveau de croisière. J'ai essayé de reconstituer la chronologie du vol via le logiciel FS2004 + quelques add-ons dont "ultimate traffic" qui m'a permis d'obtenir l'Airbus en finale piste 05.

30 mars 2007

Enregistrements ATC ... Ca continue.

Voici d'autres enregistrements ATC sur LFBD dont une erreur de parking et un atterrissage d'un Boeing 737 à contre QFU suite à un malaise d'un passager. Les enregistrements audio sont en .mp3, si vous n'arrivez pas à les lire, installer le codec.

J'ai aussi rajouté un pack "ATC chatter" pour FSpassengers de LFBB secteur RY.

Je prépare une vidéo qui reprend un vol Air France de la clairance jusqu'au niveau de croisière avec les clairances réelles. Ne maitrisant pas toutes les subtilités du montage vidéo, cela risque de prendre du temps !

Bonne écoute.

Pour afficher cette page, il suffit de cliquer sur "FLIGHT SIMULATOR & AVIATION" dans la colonne de droite.

16 mars 2007

FSPassengers ... suite

Dans la continuité j'ai mis à disposition un enregistrement de la tour de Bordeaux - Mérignac (LFBD) pour FSPassengers ou tout simplement pour écouter ce qui peut se dire entre contrôleurs et pilotes. Pour les amateurs du contrôle en réseau, IVAO par exemple, ces échanges peuvent vous aider à assimiler la phraséologie.

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07 mars 2007

FsPassengers

Je viens de créer une page destinée à Flight Simulator et plus généralement sur l'aviation. Pour commencer, je mets à disposition un pack d'enregistrement de l'espace supérieur de Bordeaux contrôle pour FsPassengers et deux enregistrements d'ATIS "Automatic Terminal Information Service".

N'ayant pas trouvé d'enregistrement français sur l'immensité de la toile, j'ai décidé d'en faire un et de le partager.

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Bon vol.

30 juin 2006

La Guadeloupe

C'est reparti... Après avoir visité la Martinique en 2004, nous partons pour 19 jours en Guadeloupe. Après 08h30 de vol avec Air Caraïbes, direction Pointe-Noire pour la location. À peine arrivée, on ne peut pas s'empêcher de comparer par rapport à la Martinique. Les premières impressions sont que ça y ressemble beaucoup et surtout la basse-terre. 

LA BASSE-TERRE :

Partie de la Guadeloupe très verdoyante et montagneuse où se trouve la soufrière. Les plus belles plages se trouvent dans le nord-ouest entre Pointe-Noire et Sainte-Rose. Deshaies est une charmante commune avec ses maisons créoles alignées tout le long de la rue principale. Pour le reste des côtes, nous n'avons pas trouvé les plages très belles.

Lorsque l'on quitte les plages pour l'intérieur des terres, difficile de ne pas être sensible à la beauté du paysage. Entre les forêts, cascades et points de vue, vous en prenez plein les yeux.

La ville Basse-Terre est à faire le matin pour profiter de l'animation du marché. Vous y trouvez des produits locaux et frais comme beaucoup de produits en Guadeloupe, mais lors de vos achats, regarder bien la balance, elle est souvent à l'avantage du vendeur...

LA GRANDE-TERRE :

Cette partie de l'île est très différente, elle est plus plate et plus aride. On y retrouve dans le sud (le Gosier, le Moule…) tous les hôtels pour le tourisme de masse avec leurs grandes plages de sable fin. L'intérieur des terres est plus agricole. On y retrouve des champs de canne à sucre avec quelques fois de vieux moulins délabrés et des villages où l'on a l'impression que le temps s'est arrêté. Idéal si vous souhaitez du calme...

La pointe de la grande vigie et la pointe des châteaux sont des endroits à ne pas manquer. Vous pourrez y voir de magnifiques côtes rocheuses et l'océan Atlantique dans toute sa grandeur. Baignade fortement déconseillée à cause des courants violents.

En plus de la Guadeloupe, nous avons visité les Saintes. Magnifique petite île de 19 km² au sud de Basse-Terre constitué de terre de haut et terre de bas. Nous avons pris le bateau à Trois Rivières et la traversée dure environ 30 minutes. En arrivant sur terre de haut, vous avez une vue de la rade tout simplement magnifique. Sur place, vous pouvez visiter l'île en minibus, scooter ou à pied, solution que nous avons choisi. Le plus dur à pied est la montée pour accéder au fort Napoléon. De ce fort, dont l'entrée est payante, vous avez une superbe vue des Saintes et de sa rade. En cherchant un peu, vous pourrez voir des iguanes par dizaine cachés dans le jardin botanique. Pour résumer, cette île est à voir absolument.

BILAN

Les + : le climat et la température de la mer ; les spécialités culinaires ; les forêts ; quelques belles plages.

Les - : l'accueil ; La propreté le long des routes et sur les plages peu fréquentées ; L'agressivité lorsqu'un Antillais pense être dans l'objectif de votre appareil photo ; les moustiques.

Il est conseillé de prendre une moustiquaire de lit et du répulsif anti-moustiques pour éviter le désagrément des piqûres de moustiques.

01 juin 2005

La Crète

Destination la Crète avec AIR MÉDITERRANÉE pour quinze jours. C'est la plus grande des îles et îlots grecs. Cette île essentiellement montagneuse est divisée en quatre départements (Chania - Réthymnon - Héraklion - Lassithi) qui fait environ 260 Km de long sur 56 Km de large. Île très touristique où la majorité des hôtels sont situés dans le nord de l'île, le sud est préservé de ce tourisme de masse. Basé à Périvolia près de Réthymnon à l'hôtel Pearl Beach et clé de voiture de location en poche, nous avons visité cette île du nord au sud sauf la partie Est à partir d'Hagios Nikolaos. Circuler en Crète est assez surprenant, conduite très particulière, pour simplifier, il faut rouler le plus à droite possible et tout se passera bien. Le réseau routier est assez dense et bien équipé en station service. Une route principale au nord permet de traverser l'île d'ouest en Est facilement. Pour le reste les routes sont correctes, mais attention parfois des nids de poules sont présents.

Étant une île très touristique, il n'y a aucun problème pour se restaurer (taverna) ou se loger. Les villes sont remplies de boutiques de souvenirs, bijouteries, agences de location (voitures et 2 roues) et de "super market" qui correspond à nos "petit casino". Si vous vous arrêtez devant une de ces boutiques, attendez-vous à être accosté par le commerçant, ce qui peut être agaçant tout au long de la journée. Les crétois sont très sympathiques et maîtrisent les langues étrangères, en particulier l'anglais et l'allemand. C'est même assez surprenant, lorsque vous rentrez dans un commerce. On vous dira plus naturellement "hello" que "kaliméra" ou "kalispéra".

L'HÔTEL PEARL BEACH (Vue satellite)
Hôtel 4 étoiles situé à Périvolia qui est à 2 Km de Réthymnon. Hôtel correct qui correspond à un 3 étoiles français avec piscine, restaurant et animations le soir. Pour les gens qui ont le sommeil léger, les chambres qui donnent sur la piscine sont assez bruyantes étant donné que les animations ont lieu à cet endroit. Vous avez tout à proximité, location voiture, super market, restaurants, bus, station service, taxis… Pour rejoindre le centre de réthymnon à pied, il faut compter environ 40 min en longeant la plage.

L'ouest de la Crète
Le lagon de balos situé au bout de la péninsule de Gramvoussa. 3 solutions pour aller au lagon : À pied, il faut compter plus de trois heures de marche pour atteindre le lagon. Chemin caillouteux et défoncé en plein soleil. En voiture, 4x4 fortement recommandé. En bateau au départ de Kastelli - Kissamos, 20 euros par personne avec plusieurs départs le matin et retour le soir.

La baie d'élafonissi est une des plus belles plages de l'île. La Canée écrite Hania ou Chania en grec avec son port vénitien, sa mosquée et ses ruelles. Moni gouvernetou, Hagias Triadas, Frangokastello, Géorgioupoli sont des lieux à voir et les routes qui y mènent offrent des points de vue superbes.

Réthymnon, port vénitien, forteresse, ruelles et fontaine Rimondi. Ville très animée et touristique comme La Canée.

Le centre de la Crète
Encore plein d'endroits à voir. Bali, charmant petit village au nord converti en station balnéaire situé dans une baie. Matala au sud, avec ses grottes taillées dans la roche et ses tortues de mer.

Héraklion, capitale de la Crète. Endroit vivant où on pensait trouver une ville intéressante par son architecture, mais nous avons été déçus. À quelques kilomètres, Knossos où se trouve un palais minoen à visiter. Il est préférable de le visiter aux heures où la température est la moins chaude, le site est en plein soleil.

Plus à l'est se situe Hagios Nikolaos, petite ville touristique avec le lac de Voulisméni qui est le cœur touristique de la ville. Le lac est relié au port par un chenal.

Dans l'ensemble, nous avons été satisfaits de ce voyage même si on pensait trouver une Crète plus "typique". Ne pas hésiter à rentrer dans les taverna et goûter aux spécialités, les français ont des leçons à prendre sur la propreté de ces lieux. Pour les routards, il est facile de se loger et de manger bon marché.

BON VOYAGE

Particularités

Au restaurant, il faut ajouter le couvert à l'addition.
La conduite, il faut le voir pour le croire :-)
On est servi dans les stations services.

01 avril 2005

Espagne : Pays Basque et Navarre

Petit séjour au Pays Basque espagnol situé au nord de la péninsule ibérique et divisé en trois provinces (Guipúzcoa, Biscaye, Álava). Le guide bleu en poche, direction la frontière en voiture et nous prenons la direction de Bilbao-Bilbo par la nationale 634 ce qui permet de longer la côte. La signalisation routière est un peu déroutante, mais ça va s'arranger!!! Important à savoir, sur beaucoup de panneaux, tous les mots non écrits en basque sont effacés. Pas facile de s'y retrouver quand on a une carte en espagnol.

Arrêt à Orio pour se dégourdir les jambes, village sans trop d'intérêt, ensuite passage et arrêt à Zarautz, station qui a la plus grande plage de la Guipúzcoa. Ville qui mérite le détour. Direction Zumaia où nous avions prévu de s'arrêter, mais évidemment la route est barrée ce qui nous a obligé à prendre une déviation. Quelle galère, aucun panneau de déviation ne vous indique la route à prendre. Prévoyez une carte routière bien détaillée sinon vous allez faire comme nous tourner en rond lors de déviation !!

Après multiples demi-tours, nous retrouvons la route et nous nous arrêtons à Mutrico. Village en hauteur et fait de ruelles pentues qui mènent au charmant petit port entouré de belles maisons aux façades typiques. Et c'est reparti, passage à Ondarroa en Biscaye et arrêt à Lekeito. Ville sympathique et vivante équipée de quatre hôtels. Nous vous conseillons l'hôtel Zubieta ***, pas très bon marché, mais les chambres sont belles et le cadre est charmant. Un conseil, demandé une chambre éloignée de l'usine qui se cache derrière les arbres sinon vous risquez d'être réveillé.

La route qui longe la côte de Orio à Lekeito est vraiment jolie et bien aménagée pour permettre des haltes et offrir des points de vue superbes.

En avant pour le deuxième jour, direction Guernica-Lumo par la BI 2238, encore une route de montagne avec de superbes paysages. Arrêt à Guernica-Lumo, ville sans grand intérêt. Nous avons cherché le chêne de Guernica, mais nous ne l'avons pas trouvé. Mais ce n'est pas grave puisque après, nous sommes partis vers Mundaka par la BI 2235 et nous en avons pris plein les yeux surtout avant d'arriver à Mundaka. Vous avez une vue de l'estuaire et de Laida tout simplement magnifique. Mundaka, village pittoresque avec son petit port, à voir absolument. Ensuite en route vers la capitale de la Biscaye Bilbao-Bilbo via Bermeo. Ça change des petites villes, circulation dense, grande avenue etc. Nous sommes bien dans une grande ville. Recherche d'un parking qui sont bon marché et visite du "casco viejo" à pied situé sur la rive droite. Joli quartier fait de rues pittoresques étroites et commerçantes.

À propos de commerçants, si vous souhaitez déjeuner ce ne sera pas avant 13h et nombreux restaurateurs proposent le "menú del día" aux alentours de 9-12 euros boissons comprises. Retour à la voiture et direction Vitoria-Gasteiz, capitale de l'Euskadi. Ville agréable avec de nombreux espaces verts et son vieux quartier. Bon à savoir, les musées sont gratuits à Vitoria. La ville peut se faire à pied, le plus intéressant se concentre sur une surface relativement modeste. Pour l'hôtel, nous vous conseillons l'hôtel Dato **, bien situé, prix raisonnable et une décoration très réussie.

Et voilà le dernier jour arrive, nous décidons d'aller sur Pamplona-Iruñea par la nationale 1, beaux paysages. Nous avons été un peu déçus par Pampelune, mis à part quelques rues et la citadelle, c'est une ville sans trop de charme. Si vous ne souhaitez pas trop marcher, garez votre voiture au parking près de la citadelle. Vous pouvez manger pour 9 euros (Menu du jour) dans un snack-bar près de la "plaza de los fueros". Retour sur Irun via la nationale 121a, superbes routes à travers la montagne, mais aussi beaucoup de camions. Un autre conseil, Irun n'est pas Iruñea, donc suivez bien la direction Irun. Je vous en parle parce que je me suis posé la question :-)

Notre petite virée est terminée. Dans l'ensemble, nous avons été ravis de tout ce que nous avons pu visiter, nous continuerons à découvrir dans un prochain séjour le nord de l'Espagne.

BON VOYAGE


Particularités
Horaire magasin, 10h à 14h - 16h30 à 20h30 environ.
Repas du midi, pas avant 13h et le soir grignotage de tapas au comptoir.

30 juin 2004

Voyage en Martinique

Nous voilà sur les terres Martiniquaise après 07h50 de vol avec Air France. Le temps de se remettre de la température chaude et de l'humidité ambiante, nous récupérons les clés de la voiture de location et direction l'anse à l'âne pour trouver l'appartement.

Dans l'aéroport du Lamentin, à l'office du tourisme, vous pouvez récupérer une carte IGN de la Martinique gratuitement et plein de renseignements. Soyez vigilant, les routes, la conduite et la signalisation ne sont pas exceptionnelles.

Munissez-vous de crème à fort indice de protection et n'hésitez pas à en mettre dès la sortie de l'avion, car avec les alizés, on ne sent pas l'effet du soleil.

À cause du décalage horaire (utc/gmt -04h00), vous aurez sommeil très tôt. Essayez de résister le plus longtemps possible sinon le réveil sera très matinal, 3 ou 4 heures du matin.

Après ces petits conseils, parlons de la Martinique. Que de choses à dire. Ce département français est fait de paysages différents malgré sa petite taille. Soixante-cinq kilomètres de long sur 30 kilomètres de large.
  • La côte Atlantique est faite de roches bordées de massifs coralliens qui changent selon que l'on soit au nord ou au sud. Elle est peu propice à la baignade.

  • La côte Caraïbes est différente, elle est plus "accueillante" pour le baigneur. On y trouve des plages de sable blanc ou noir avec des falaises abruptes qui renferment des anses (criques) plus ou moins profondes et accessibles.
L'île est de nature essentiellement volcanique, les reliefs se situent dans la moitié nord de l'île, au sud les reliefs sont moins prononcés. Le nord de l'île est beaucoup plus humide que le sud dû au relief montagneux retenant les masses nuageuses. Il existe deux saisons en Martinique. L'hivernage : de juin à décembre, période humide et pluies intermittentes. Le carême : janvier à mai, période plus sèche.

LE NORD CARAÏBE

La route nationale 3 est à faire absolument, végétations, cascades, pitons et fougères géantes. Et si vous n'êtes pas trop fatigué, le jardin de Balata vous tend les bras.

SAINT PIERRE
Ancienne capitale de la Martinique qui a subi la terrible éruption de la montagne Pelée du 02 mai 1902. Nombreuses ruines a visité à travers la ville. Nous vous conseillons le restaurant "La courte flamme". Petit restaurant où on y mange local à un prix très raisonnable.

Si vous voulez une vue magnifique, trouver la route qui vous mène au morne d'orange.

LE CARBET
Joli petit village aux maisons typiques.

LE NORD ATLANTIQUE

Le Robert, la Pointe fort, Vert Pré, la presqu'île de la Caravelle, la Trinité, Sainte-Marie, le Marigot, le Lorrain, Basse pointe, Macouba, Morne des esses, Gros morne, St joseph. Voilà les endroits que nous avons visités en une journée. Partie de l'île verdoyante et très rocheuse.

LE SUD CARAÏBE

Partie de la Martinique où se trouvent la plupart des plages réputées ainsi que la majorité des hôtels. Nombreuses anses à voir toutes aussi jolies.

LE LAMENTIN
Son aéroport, nombreux commerces dont une grande surface (Carrefour) zones industrielles.

LES TROIS ÎLETS et POINTE DU BOUT
Petit village avec sa place centrale et son église où fut baptisé en 1763, la future impératrice Joséphine. Village réputé pour son immense terrain de golf.

La pointe du bout, quartier essentiellement touristique, rien de pittoresque. Nombreux restaurants, magasins de souvenirs...

L'ANSE DUFOUR ET L'ANSE NOIRE
Petite anse à voir absolument, vous avez le choix entre du sable noir ou blanc. Lorsque nous avons découvert ces anses, nous y sommes retournés sans hésitation, que c'était agréable. N'oubliez pas votre masque, amateur de snorkeling vous allez vous régaler, poissons de couleurs et tortues. Si vous venez aux bonnes heures, vous pouvez voir la pêche à la senne et même y participer.

LE DIAMANT
Selon par où vous arrivez, vous allez découvrir ce majestueux rocher haut de 176m dont la ville porte le nom. Vous avez un point de vue en remontant sur les anses d'Arlets. Petit village avec son marché et sa plage. Ne manquez pas le mémorial de l'anse Cafard et la maison du bagnard.


LE SUD ATLANTIQUE

Encore des anses à ne pas manquer comme celle de l'anse Mabouyas ou l'anse au Bois. De cette dernière, on voit l'anse Esprit et l'anse Michel. Vue sur les roches, remous et paysages magnifiques. Encore une fois, il ne faut pas hésiter à prendre les petites routes, très souvent, on tombe sur des points de vue splendides.

Entre Le François et Le Vauclin, bifurquer vers le hameau de la prairie (route du Cap Est), c'est superbe. Dommage qu'un hôtel est envahi la pointe.

Encore une route à sillonner, prenez direction Saint-Esprit par la départementale 5, c'est une route sinueuse à travers la montagne vraiment jolie.

LE FRANÇOIS
L'arrivée à St-François par la nationale 6 est très jolie. La route est bordée de bananeraie et de palmier en forme d'éventail.

L'HABITATION CLÉMENT
Ancienne habitation datant du 17ᵉ siècle entièrement restaurée et meublée dans le style de l'époque. Vous pouvez visiter la maison de maître, le chai, la palmeraie et le verger tropical.

SAINT ESPRIT
Village pittoresque avec beaucoup de maisons en bois.

Et voilà, notre périple s'arrête ici après 1700 Km effectué en voiture. J'espère que nos commentaires vous ont donné envie de découvrir ce petit joyau. Le seul point noir est que le patrimoine Martiniquais n'est pas assez mis en valeur. Il est conseillé de prendre une moustiquaire de lit et du répulsif anti-moustiques pour éviter le désagrément des piqûres de moustiques.

BON VOYAGE


Particularités :

En métropole, nous avons les cigales, en Martinique ce sont les grenouilles qui "chantent" toute la nuit.

Pas de fenêtres, juste des volets.

Pas de ramassage d'ordures, il faut les amener dans des poubelles collectives placées le long des routes.

Inutile de chercher de l'essence moins cher, le tarif est identique dans toute l'île et vous êtes servi.

Numéros de téléphone : ils n'affichent que les six derniers numéros.

Merci de m'encourager👍